Tarbes et son histoire
Présentation générale -
On trouve des traces de la fondation de la ville de Tarbes dès le IIIe siècle avant J-C. Il existait ici un gué qui permettait de franchir l'Adour. Préfecture des Hautes-Pyrénées, département de la région Midi-Pyrénées, la cité est agréable avec ses nombreux parcs, dont le superbe jardin Massey. Les Pyrénées sont proches et par beau temps, la chaîne se dessine parfaitement à l'horizon. Les stations de ski ne sont d'ailleurs qu'à une demi-heure en voiture.
Ses habitants sont appelés les Tarbais. La ville de Tarbes compte plus de 50 000 habitants, le Grand Tarbes (communauté d'agglomération ) regroupe quant à lui environ 85 000 habitants, et l'agglomération 110 000.
Tarbes (son nom occitan gascon en graphie dite classique est Tarba) est située sur la riche pleine agricole de l’Adour à 155 km a l'ouest de Toulouse et à 155 km à l'est de Bayonne. Elle se situe à une altitude de 304 mètres.
Tarbes bénéficie grâce à sa situation privilégiée dans le bassin de l'Adour d'un micro-climat plus doux qu'à Lourdes qui est à une altitude plus élevée et surtout beaucoup moins pluvieux qu'à Pau. Les étés y sont chauds et souvent orageux, le printemps est pluvieux et frais alors que l'automne reste doux et ensoleillé; l'hiver quant à lui de moins en moins rigoureux peut quand même réserver des surprises.
Histoire
La ville est nommée pour la première fois au Ve siècle comme Civitas Turba ubi castrum Bigorra. C’était une cité importante de la Novempopulanie. Grégoire de Tours au VIe siècle la nomme Talvam vicum. Au Moyen Âge elle fut appelée Tarbe (1214), Tursa, Tarvia (1284) ou encore Tarbia. À ne pas confondre avec les Tarbelles, dont la capitale était Dax.
Au IIIe siècle av. J.-C. les fondations de la cité tarbaise voient le jour, d'après les témoignages des vestiges exhumés du sous-sol. Par nécessité pour le commerce du sel, des marchands vraisemblablement aquitains cheminaient sur le piémont pyrénéen. Pour continuer leur route ils devaient emprunter un gué afin de franchir l'Adour descendu de la montagne. Il était plus prudent de fractionner les charges pour franchir le gué à la suite duquel une pause était nécessaire. Le fond de la vallée était dominé par une émergence sablonneuse qui incita les hommes à s'y établir.
Puis, Tarba connaît une colonisation romaine et se dote de villa antiques et de grands domaines agricoles, découverts notamment dans le quartier de l'Ormeau. L'existence d'un artisanat se vérifie par les restes d'ateliers de potiers et de tisserands. Le noyau urbain, quant à lui assume des fonctions administratives et sera doté d'une église paléo-chrétienne dès le IVe siècle.
Aux Ve et VIe siècles, sous l'effet des invasions barbares qui déferlent par vague successives, la ville se rétracte autour du castrum, dont un vestige subsiste dans la cour arrière de la Préfecture.
Vers 840 les Vikings mènent un raid dévastateur à la suite duquel, l'évêque de Bigorre relève la ville en commençant par la cathédrale appelée aussi, avec originalité, la Sède.
À la fin du XIIe siècle le comte de Bigorre s'installe dans son château-fort de Tarbes, entraînant à sa suite la cour de justice. Ensuite la capitale de la Bigorre reçoit une sénéchaussée royale.
Deux maisons nobles fondent au XIIIe siècle, hors les murs, l'une le couvent des cordeliers près de Carrère Longue, l'autre celui des Carmes au voisinage du Bourg Crabé.
À la fin des siècles médiévaux la ville se compose de 6 bourgs fortifiés séparément, juxtaposés et alignés sur un axe ouest-est, dont le noyau primitif est ordonné autour de la cathédrale. On dénombre ainsi la Sède, Carrère Longue, Maubourguet, Bourg Vieux flanqué à l'est du château comtal, Bourg Neuf, Bourg Crabé, chacun entouré de ses propres murailles.
Durant les guerres de religions, en 1569, les troupes de Jeanne d'Albret incendient la cathédrale, les couvents et autres églises ainsi que l'évêché. Malgré les destructions stratégiques pour tenter d'assurer la défense du Bourg Vieux, les habitants sont massacrés.
Au XVIIe siècle après la peste et les problèmes de logement des gens de guerre, Tarbes assure sont renouveau avec la reconstruction du palais épiscopal en 1652 (Hôtel de la préfecture aujourd'hui), la fondation d'un troisième hôpital en 1690 et de deux nouveaux couvents (capucins et ursulines). L'irrigation des terres et la force hydraulique utilisée par les artisans sont produites par le système de canaux dérivés de l'Adour.
Le XVIIIe siècle annonce un essor démographique, le développement de l'agriculture, de l'artisanat et du commerce. La ville s'étend et des quartiers nouveaux apparaissent (comme l'actuelle rue Maréchal Foch). Ensuite, l'Assemblée constituante dont fait partie Bertrand Barere (député de la Bigorre aux États Généraux) décide de la réforme administrative et Tarbes en bénéficie en devenant chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées.
A partir de 1800, Tarbes devient le siège d'une préfecture (accroissement de son rôle administratif et de ses fonctions). En 1806, Napoléon 1er rétablit le Haras National de Tarbes et à partir du cheval tarbais donne naissance à la race anglo-arabe. 1859, Tarbes est reliée à Paris par voie ferrée.
Après la guerre de 1870-1871, Verchère de Reffye transforme l'atelier expérimental de Meudon (transféré par train à Tarbes) en atelier de construction d'artillerie (appelé arsenal par les tarbais). Ainsi, Tarbes devient une ville industrielle et ouvrière mais affirme également sa vocation militaire par la construction des quartiers Larrey, Soult et Reffye.
Pendant la 1ère Guerre Mondiale, Tarbes intensifie sa production en artillerie du fait de son positionnement géographique en arrière-pays. Le Maréchal Foch, illustre commandant en chef des armées alliées, est né à Tarbes en 1851.
Pendant la deuxième Guerre Mondiale, la Résistance fait également partie du quotidien de la ville de Tarbes, à qui la croix de guerre a été attribuée.
Après le retour de la paix, l'industrie est diversifiée, et on constate une expansion de la démographie. Tarbes reste une ville à fort caractère militaire.
Aujourd'hui, Tarbes est devenue une ville universitaire importante. L'activité principale relève désormais du secteur tertiaire. Outre sa situation géographique privilégiée, Tarbes, porte des Pyrénées, rime avec douceur de vivre et revendique une vie culturelle, associative et sportive très dense.